mardi 31 décembre 2013

Mister Li Wei, chinese levitation addict

Photos du projet mené à Sète, sept. 2012

Li Wei, artiste chinois né en 1970, est aujourd'hui mondialement connu. A l'image d'autres artistes avant-gardistes, il utilise le corps humain -à commencer par le sien- comme toile de fond. Ses travaux mélangent l'art de la performance et celui de la photographie, produisant des œuvres troublantes et provocatrices, parfois légères, parfois violentes. Il se plaît tout particulièrement à défier les lois de la gravité. Refusant le recours aux effets spéciaux, c'est à l'aide de câbles et d'armatures métalliques qu'il conçoit et photographie des mises en scène acrobatiques, entre envol et lévitation. En mars 2012, Li Wei était apparu en moine bouddhiste lévitant au-dessus de la fontaine aux Lions. Les Parisiens avaient eu la joie de voir Foudre Bénie soi-même, venu se la flotter douce sur un nuage de rose encens.


Paris, Parc de la Villette, mars 2012


Pour Véronique qui visite ce blog et vénère le grand Hergé.

Tintin au Tibet, Hergé, 1960
Les lévitations du moine Foudre Bénie


Sources : sites de L'Internaute et de la galerie sétoise Dock-Sud
http://www.7sur7.be/7s7/fr/

lundi 30 décembre 2013

Le pèse qui ? Personne. Le pèse-personne

J'en vois un qui se dit "40 posts avant d'arriver au cœur du sujet !" Je tiens à lui répondre que je ne sais absolument pas de quoi il parle. L'idée vient d'un encadré trouvé sur le site du Centre National des Etudes Spatiales et consulté au commencement de ce blog. Le titre, très kundérien, de Le monde de l'impondérable avait par ailleurs retenu mon attention.
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Le pèse-personne est un outil idéal pour mesurer le poids d’un corps sur Terre. Par abus de langage, on exprime le poids en kilogrammes. En réalité, le pèse-personne mesure un poids en Newton, même si les graduations donnent une masse, déduite par rapport à la valeur de la pesanteur terrestre. 


La masse (m)est la quantité de matière contenue dans un objet. Elle s’exprime en kg et est constante quelque soit le lieu de la mesure. Le poids (P) est la force exercée sur la masse d’un objet.On l’exprime en Newton (N) et il est égal au produit de la masse par l’intensité de la pesanteur (appelée g). Ainsi, P = mg. En impesanteur, avec une gravité proche de zéro, le poids est inexistant : inutile de partir avec sa balance dans l’espace. Si ça vous amuse de connaître votre poids sur Mars ou Saturne, plusieurs sites proposent une application interactive, impossible à importer sur ce blog, mais dont voici un visuel. 





Sources : 
Illustration sur http://www.imcpoidsideal.com/
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/408-le-monde-de-limponderable.php
Sur http://www.asc-csa.gc.ca/fra/educateurs/ressources/astronomie/module4/applets-interactifs/poids-planetes.asp

dimanche 29 décembre 2013

Un penseur nommé Hercule Savinien Cyrano, dit de Bergerac


Gravure,
auteur et date inconnus
Si la qualité du poète et de son œuvre poétique se jouent dans le rapport à la liberté, il aura apporté une contribution souveraine à la littérature. Penseur et philosophe, électif et libertaire, il fut de ceux qui exhaussent tous les désirs et impatiences de l’être. Odile Cohen-Abbas pour Les Hommes sans Epaules.
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Et quel rapport y aurait-il entre cet homme libre et l'apesanteur ? J'y viens... Né en 1619, Savinien devint écrivain après une carrière militaire où il fut, à deux reprises, gravement blessé. Son œuvre la plus éminente est L'Autre monde, composé de Histoire comique des Estats et empires de la Lune et Histoire comique des Estats et empires du Soleil. Ces deux récits de voyages fictifs sont ingénieusement basés sur les connaissances scientifiques de Savinien : les méthodes de voyage spatial qu'il décrit reflètent la philosophie matérialiste dont il était adepte. Ci-dessous, un passage des Etats et empires de la Lune. L'ouvrage fut écrit autour de 1753, soit 32 ans avant qu'Isaac Newton ne démontre la loi universelle de la gravité. Mais Savinien Cyrano connaissait son Copernic sur le bout des doigts. "Quand j’eus percé selon le calcul que j’ai fait depuis beaucoup plus des trois quarts du chemin qui sépare la terre d’avec la lune, je me vis tout d’un coup choir les pieds en haut

Copie manuscrite de
L’Autre Monde

 [oui, dans l’espace, on choit]sans avoir culbuté en aucune façon. Je connus bien à la vérité que je ne retombais pas vers notre monde car je me trouvais entre deux lunes, et j’étais assuré que la plus grande était notre globe. Cela me fit imaginer que je baissais vers la lune, et je me confirmai dans cette opinion, quand je vins à me souvenir que je n’avais commencé de choir qu’après les trois quarts du chemin. Car, disais-je en moi-même, cette masse étant moindre que la nôtre, il faut que la sphère de son activité [soit l'attraction lunaire] soit aussi moins étendue [tout juste : 6 fois moins] et que par conséquent j’aie senti plus tard la force de son centre. Enfin, après avoir été fort longtemps à tomber, le plus loin dont je me souviens, c’est que je me trouvai sous un arbre embarrassé avec trois ou quatre branches assez grosses que j’avais éclatées par ma chute, et le visage mouillé d’une pomme qui s’était écachée contre."


Henriot, Cyrano face à la lune
De Henriot, illustration pour le Larousse


samedi 28 décembre 2013

Aventures et voyages fantastiques du Baron de Münchausen


Pas moins de trois films entreprirent de porter sur grand écran les mémoires -hautes en couleurs- du très affabulateur Baron de Münchausen. Cet officier allemand du XVIIIème siècle prétendait avoir voyagé sur la Lune et dansé au bras de Vénus. Georges Méliès (en 1910), Josef Von Baky (en 1943) et Terry Gilliam (en 1988) firent le récit cinématographique de cette épopée échevelée, commencée aux portes d'Ortchakoff que les armées turques assiégeaient. Là, enfourchant un boulet de canon...




...le Baron finit par se retrouver (je résume) à Venise d'où il échappe à ses féroces poursuivants en montgolfière. Cela le conduit très haut. Vous avez vu (ou pouvez voir) la séquence dans le post publié ci-après. L'extrait provient de l'œuvre de Josef von Baky. Tourné en Agfacolor -une toute nouvelle technique en cette année 1943- le film comporte des effets spéciaux remarquables au regard des possibilités techniques existant à l'époque.

"...comment j'y suis monté ? Ce fut par un moyen
que j'avais inventé.
Edmond Rostand, 
 
Cyrano de Bergerac1897


L'extrait suivant est tiré de l'adaptation la plus récente des mémoires fantasques de Münchausen. L'intérêt du passage réside dans le choix de donner de l'univers une représentation imaginaire et poétique, entre ciel d'astrologie et cosmologie de théâtre. Savinien Cyrano de Bergerac, autre voyageur de la lune, aurait aimé la voir ainsi faite. 



jeudi 26 décembre 2013

Dali atomicus, portrait en suspension



En 1948, le photographe américain Philippe Halsman fit un portrait de Dali. D'un commun accord, ils choisirent de le placer sous le signe de la structure atomique telle que la fantasmaient les deux artistes. Les éléments du décor se devaient donc d'être en suspension. La cohérence sans le contact, tels les électrons de l'atome, les planètes du système solaire ou la couronne de lait photographiée, 12 ans plus tôt, par Harold Hetgerton (photographie ci-contre). La photo fut nommée Dali atomicus, en référence au tableau de Léda auquel Dali travaillait déjà et qu'on aperçoit, inachevé, sur la photo.

Dali atomicus n'est qu'une des nombreuses
photos qu'Halsman fera du peintre
Pour la petite histoire... La chaise de gauche est tenue par l’épouse de Halsman. On compte jusqu’à trois : les assistants lancent les chats et un seau d’eau. À quatre, Dali saute et Halsman déclenche. Pendant que le sol sèche et que les chats se calment, le film est développé pour juger du résultat. Il faudra 6 heures et 28 essais ! Dali atomicus est beaucoup plus qu'une séance improbable entre artistes cultivant l'excentricité. Ce portrait met Dali au cœur-même de sa cosmologie intime, le soumettant à cette apesanteur qui le fascinait tant. 


La persistance de la mémoire (détail), 1931


Equilibre intra-atomique d'une plume de cygne
1947


Corpus hypercubus, 1954


Sources : Anecdotes relatives aux prises de vue, sur http://motsdimages.ch/Dali-Atomicus-Philippe-Halsman.htm

L'éléphant, le lutin et la gouvernante, une fable d'antan signée Disney

Pour Noël encore, et parce que Disney a beaucoup fait pour les enfants. Pour l'apesanteur, évidemment et parce que cartoons et films d'animation se sont souvent plu à doter leurs héros d'un pouvoir : celui de se jouer de la gravité.

Un éléphanteau nommé Dumbo
Les Studios Disney ont sorti le dessin animé en 1941, après deux échecs commerciaux. Avec Dumbo ils renouent avec le succès grâce à une histoire émouvante : celle d'un bébé éléphant affublé d'immenses oreilles et d'une maladresse qui désespère le patron du cirque où il est né. Mais Dumbo est riche d'un précieux talent : se servir de ses oreilles pour voler.



Une gouvernante pas comme les autres
Mêlant prises de vues réelles et animation, Mary Poppins est un film musical américain de Robert Stevenson produit par Disney en 1964. Engagée par les Banks, un couple aussi Old England que farfelu, la nouvelle gouvernante, incarnée par une Julie Andrews alerte et vocale, va entraîner les enfants dans un monde magique et secret dont elle possède la clé.



L'enfant qui ne voulait pas grandir
Né en début de siècle de l'imagination de J. M. Barrie, un auteur écossais, adapté par la maison Disney en 1953, le personnage de Peter Pan tient du lutin et du mauvais garnement. Il s'envole dans la nuit londonienne, entrainant à sa suite des enfants sages que le récit de ses aventures fascine. Ces voyages les conduisent jusqu'au vaisseau du capitaine Crochet.

N'allez pas juger trop vite ces histoires niaiseuses. Comme tous les contes pour enfants, elles sont saturées de symboles et doublées d'un sens parfois trouble. Mary Poppins entre dans son monde magique par une porte qu'elle dessine à la craie, sur le sol. Image d'autorité maternelle à la fois idéale et ambiguë, elle est l'initiatrice à l'interdit. Peter Pan entretient des rapports conflictuels avec son ombre, paradigme de la double personnalité. Son âge est indéfinissable : il semble être en adolescence depuis toujours. Dans le roman, il devient père (incestueux) mais abandonne Wendy pour rejoindre le monde de l'enfance éternelle. En psychologie moderne, le nom de Peter Pan sert à désigner les cas d'immaturité masculine.  

Clochette, inénarrable 
petite peste ailée

+ pour retrouver le SVP Disney de notre enfance


Enfin, l'enfance de ceux qui sont nés dans les années 60. A l'époque, DVD cassettes vidéo ou PC n'existaient pas encore. Pour voir un film il fallait qu'il soit en salle ou que le petit écran le diffuse, à moins d'être un assidu de la Cinémathèque. Pour Noël, les cinémas programmaient le dernier dessin animé des studios Disney ou rediffusait un des classiques. Le bon Pierre Tchernia, journaliste passionné de 7ème art, animait chaque 25 décembre après-midi un programme appelé SVP Disney. Une liste de titres était donnée (Cendrillon, Bambi, Les Aristochats...) et les enfants appelaient pour dire quel extrait ils désiraient voir.  En souvenir, 2 scènes où les héros présentés dans le billet précédent s'élancent dans les airs. 


http://www.youtube.com/watch?v=r623CNbP_Jk



http://www.youtube.com/watch?v=5BHoDW9f7vY


mercredi 25 décembre 2013

Et super aquam, ambulans Iesus ad apostolos


Je m'étais dit, pour Noël, le petit Jésus aura son post-apesanteur. Quant au thème -la marche sur les eaux- il s'imposait de lui-même. Je m'étais également dit qu'après un bref rappel "des faits", l'illustration serait facile : les toiles de maître tomberaient à foison. Surprise -et c'est finalement là que ça devient intéressant- l'épisode a été peu traité. Observant avec plus d'attention les images trouvées, j'y décèle comme un embarras : celui de rendre compte du miracle en représentant la mer à la fois houleuse et ferme au contact du pied divin. Révisons notre histoire sainte avant le petit panorama.


Venu en barque à la rencontre d'une foule, Jésus, fait réembarquer ses compagnons et s'attarde pour prier. La mer est grosse et quand il revient, l'embarcation a dérivé et les apôtres n'arrivent plus à ramer vers le rivage. Voyant cela, Jésus va vers eux en marchant sans encombre sur les flots houleux. Terrifiés, les apôtres croient voir un fantôme. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c'est moi ; n'ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Evangile selon Saint Matthieu (chapitre 14, v. 22 à 33). Traduction de Louis Segond.


Le plus Pompadour

Saint Pierre tentant de marcher sur
les eaux, François Boucher, 1766


Le plus poétique

Enluminure, Codex Egberti réalisé
au Monastère de Reichenau, xième siècle


Le plus paroissial

Alcide Gaboriaux,
église Saint Trojan, Oléron, circa 1860


Le plus naïf

Image tirée d'un livre de catéchisme espagnol


Le plus hellénique 

Gravure de Gustave Doré,
illustration de la Bible, 1866 


Le plus balnéaire

Image pieuse, sur
http://www.associationdemarie.org


mardi 24 décembre 2013

Léda atomica, ou l'amour sans que rien ne se touche


En choisissant pour thème l'apesanteur, j'avais vu quelques images traverser mon esprit dont cette Léda atomica, tableau de Salvador Dali. C'est une toile dont tous les éléments sont en lévitation, à l'exception des rochers qui rappellent la stabilité du monde à laquelle Léda et le cygne échappent temporairement. La réalisation du tableau fut entreprise au lendemain d’une guerre marquée par l’émergence de l’ère atomique. Dali (et d'autres avec lui. Nous reparlerons de Philippe Halsman) est fortement impressionné par les nouvelles lois de la physique (agravitation, antimatière, atome...) folles perspectives qu'il entreprend de visualiser dans des toiles où il va tout représenter en état de suspension.


Léda atomica, 1949


Au-delà de la fascination de son auteur pour la physique atomique, le tableau est en forte résonance avec la psyché et l'éros du peintre. C'est Gala, épouse et muse de Dali, qui a posé. Lui affirmait La Leda Atomica est le tableau clé de notre vie. Tout y est suspendu dans l’espace sans que rien ne touche rien. La mer elle-même s’élève à distance de la terre. (Dali, Leda atomica : anatomie d’un chef-d’oeuvre, Jean-Louis FerrierLa lévitation semble effectivement associée à un idéal de chasteté. Le tableau nous montre l'oeuf né des amours de Léda et de Jupiter déjà éclos, coquille vide, fruit de cette immatérielle procréation.


Et, la même année...

La Madone de Port Lligat, 1949

Dali a réalisé trois versions de cette Madone de Port Lligat. Même dispersion des éléments, même maintien en équilibre sur le modèle de l'atome, même Gala et, nous l'avons déjà souligné, même année que la Léda avec une forme de surenchère : les collines de la baie de Port Lligat (l'endroit où Dali avait établi résidence) sont à leur tour entrées en lévitation.


Source : Analyse de Léda atomica d'après un texte signé Philippe Sollers disponible dans son intégralité sur http://www.pileface.com/sollers/article.php3?

lundi 23 décembre 2013

Vous voulez VOIR ? J'en étais sûre !


Deux vidéos, choisies pour leur fiabilité : l'une est de haute science, l'autre du pur bluff. Dans les deux cas, on sait où l'on pose les pieds. Si j'ose dire... Le premier document provient du laboratoire pharmaceutique américain Argonne. Un technicien nous fait une démonstration de lévitation acoustique. Vous rechignez ? Vous avez tort : ces images sont étonnantes, pleines d'une mystérieuse poésie et en musique.



Le second est une spectaculaire performance de Criss Angel, illusionniste américain très doué. Ici, il n'officie pas sur scène mais dans la rue, ce qui donne un effet vérité auquel il ne faut pas céder : c'est du show ! Les témoins, par contre, sont indubitablement sincères dans leur surprise. Ils l'expriment à coup de "Fuck !" et autres variantes que des bips rajoutés sur la bande-son tâchent de couvrir pour épargner nos chastes oreilles. Enjoy !




dimanche 22 décembre 2013

Un bien étrange et contesté phénomène


Tellement étrange et tellement contesté que je laisse à l'impartial Larousse le soin de le définir. État d'un corps qui reste en équilibre à une certaine distance au-dessus d'une surface grâce à une force sustentatrice compensant la pesanteur. Phénomène par lequel quelqu'un pourrait s'élever dans l'espace comme s'il était délivré de la pesanteur. Nous voilà au cœur du sujet avec... la lévitation.  Pour sources, nous disposons de sites et de blogs passablement délirants, de vidéos passablement bidouillées et d'une quantité d'images édifiantes dont je me fais le plaisir de publier un spécimen... représentatif des fantasmes véhiculés par la lévitation. Accrochez-vous, on ne fait pas plus kitch.


Sans titre ni auteur connus


Avant de poser un pied (prudent) chez les adeptes du surnaturel, accordons notre attention au seul cas avéré : celui de la lévitation acoustique. Elle s'obtient sous l'effet d'ondes sonores ajustées à des fréquences légèrement au-dessus de la gamme audible. L'onde stationnaire créée est alors suffisante pour annuler l’effet de la gravité sur des objets légers. 


Saisie d'écran tirée de la vidéo 
d'Argonne National Laboratory

La lévitation religieuse est affaire de foi et de croyance. Omniprésente dans l'hidouisme et le bouddhisme où elle est associée à la pratique de la méditation, elle figure également en bonne place dans la tradition chrétienne. C'est le privilège des grands et grandes mystiques.


Image pieuse hindoue 
représentant Bouddha

Wikipédia et un site consacré à l'ufologie et au paranormal (voir Sources) s'accordent sur les noms des ayant-lévité-devant-témoins les plus fameux. Je résume : 4 hommes et 3 femmes, morts en odeur de sainteté, dont la plus connue est Thérèse d'Avila. Finalement, c'est peu.


L'Extase de Sainte Thérèse, 
1652, Le Bernin

La Vie passionnée de Sainte Thérèse d'Avila
 
 (1980) Claire Bretécher

Les manifestations paranormales concernent la lévitation d'objets aussi bien que lévitation humaine. En réalité il s'agit de prestidigitation. Avouée, c'est l'art de l'illusionnisme. Présentée comme de la télékinésie, c'est de la supercherie. Qui se souvient de Uri Geller ? 

Kamyléon, talentueux magicien



samedi 21 décembre 2013

Des cadeaux pour flotter vers 2014


Le miracle de la lévitation du vin


Un trompe-l'oeil plein d'humour et d'ingéniosité : des verres double-paroie. Le verre à pied (que vous remplirez) est niché en suspension dans un verre qui lui repose bien sur la table. Réalisés en Pyrex borosilicaté, matériaux à la fois léger et résistant, ils sont tout en transparence et donnent l'illusion que le liquide est en apesanteur. Objet fait à la main.


Un aller-retour en Boeing Zéro G


Ce n'est pas encore tout à fait un voyage dans l'espace mais presque. On peut désormais (s') offrir un vol en apesanteur, à bord de l'A300 qui entraîne les astronautes. Une heure et demie de vol, en compagnie de chercheurs de CNES (c'est du sérieux) où tout est fait pour que vous vous profitiez de l'aventure. Au prix de 6000 Euros. Rien n'interdit de se cotiser.


L'aérienne poésie de Folon chez soi


Baignée d'étrangeté, d'envol et d'étoiles, les créations de Folon sont aussi magiques qu'un morceau détaché du ciel.  L'espace boutique de la Fondation Folon propose un vaste choix de livres d'art, œuvres originales, affiches rares, cartes postales, calendriers...  Quelque soit votre budget, vous y trouverez à coup sûr de quoi faire plaisir à vos amis et proches. 

Abonnement à un cours de Lévitation Yoga


Les maîtres yogi lévitent. Vous n'en ferez pas moin, aidés (mais si peu) par des hamacs suspendus aux voûtes de la salle de sport. Le Levitation Yoga libère totalement l'esprit et la respiration, procure une impression euphorisante de légèreté et de bien-être. Et euphorise.


Un trapèze de professionnel


Assorti d'un bon manuel d'exercices de fitness, c'est le cadeau idéal à faire aux nostalgiques de la balançoire de leur enfance. Ils deviendront fans de Jukari, une discipine à la fois ludique et gymnique que les artistes du Cirque du Soleil ont inventée pour ceux du sol.

Pour ceux qui préfèrent rester dans le rôle du spectateur



Sous le plus grand chapiteau du monde de Cecil B. DeMille (1962) avec Charlton Heston et Trapèze, réalisé par Carol Reed (1956) avec Burt Lancaster, Tony Cutis et Gina Lollobrigida. Amours, dangers, jalousies, et rivalités sur fond de haute voltige sans filet.