Affichage des articles dont le libellé est Cuisine et alimentaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cuisine et alimentaire. Afficher tous les articles

jeudi 15 mai 2014

2011, l'odyssée de la fraise


J'avais à l'origine sélectionné 3 recettes de cuisine moléculaire assez banales. J'ai tout effacé au profit d'une quatrième, délirante comme seul l'art peut l'être. Et croyez bien que je ne galvaude pas les mots. Vous en jugerez par vous-même si vous décidez que satisfaire votre curiosité vaut bien 8 minutes. Il s'agit d'une friandise à la fraise, fourrée à la poudre de glace (la cuisson au nitrogène rend possible ce genre d'exploits). Ce dessert est l'adaptation de la Minus-196° Candy Apple du chef japonais Seiji Yamamoto, virtuose de la gastronomie moléculaire. La sophistication de la recette et la complexité de sa réalisation m'ont laissée pantoise. La vidéo est elle-même très singulière : sans aucune indication pratique (soyons honnête : elles ne nous serviraient à rien) c'est en soi un film, aux plans très lents, mi-contemplatif, mi-science fiction, avec un rebondissement final. Le titre du billet n'est pas une boutade. J'ai entre autres libellé cette publication à cinéma.




Sources : https://www.youtube.com/watch?v=X11GbEwxDQc
http://trendingevolution.com/philips-a-cree-des-bananes-au-gout-de-fraise-et-des-ananas-au-raisin-sans-ogm/

mercredi 14 mai 2014

Cuisine-moi une molécule


La Corde sensible,
René Magritte, 1960
Jusqu'à la préparation de ce billet, je ne connaissais rien à la cuisine moléculaire. J'avais fait le lien avec l'apesanteur sur une vague intuition : le nom fleurait bon la destructuration de la matière et peut-être aussi le futurisme. La recherche menée a dépassé mes espérances. Si la cuisine moléculaire avait une devise ce serait piquer l'impalpable du bout de sa fourchette. Et tout ça, grâce à une poudre de perlimpinpin -au nom sautillant d'agar-agar- mijotée à petits jets d'azote. Pas de quoi alourdir notre estomac.


Confiture de fraises, sur
lacuisinedebernard.com


Commençons par nous mettre d'accord sur la relation entre cuisine et chimie à l'aide d'un exemple simple. Pour que la confiture ait la consistance idéale, mieux vaut la préparer dans une casserole en cuivre. C'est de la chimie empirique. Les cuisinières ont fait un constat que la science explique : le cuivre oxydé réunit les molécules de pectine que la cuisson libère et favorise la formation d'un réseau qui piège l’eau et les fruits. Une pincée de calcium aurait eu le même effet.


Des casseroles telles des
cornues de laboratoire
A l'origine, la cuisine moléculaire est donc une branche de la chime étudiant les altérations moléculaires que tout acte de cuisine suppose. Cette discipline veut s'interroger sur des gestes familiers venus de l'habitude et transmettre du savoir scientifique à partir d'élément de la vie quotidienne. (Hervé This, physico-chimiste pionnier en la matière). Les chefs, amenés à collaborer à la recherche eurent vite fait d'étendre les découvertes faites du seul laboratoire aux tables des restaurants.


Caviar de sirop de fraise,
de menthe et de curaçao
Née en 1980, la cuisine (ou gastronomie) moléculaire s'engagea dans une voie que rien dans ses objectifs initiaux n'annonçait : créer des plats à la présentation et au goût inédits. Elle devint un énième avatar de la nouvelle cuisine. Les arrière-salles de restaurants prirent des airs de laboratoire avec des instruments de cuisine d'un type nouveau. Aux côtés des condiments connus apparurent des adjuvants aux propriétés gélifiantes. Et l'azote liquide fit son entrée en cuisine.


Cocktail de science-fiction
L’azote est un gaz neutre qui compose 78% de l'air que nous respirons. Il est utilisé depuis longtemps pour surgeler les denrées alimentaires, ayant la particularité de préserver leurs qualités nutritives. A -196°C, ce gaz devient liquide. En cuisine moléculaire, il est apprécié pour la consistance onctueuse qu'il apporte aux l'aliments auxquels on le mélange. Vaporisé, il se transformant en vapeur, permettant des présentations inédites et attractives. 


Omelette destructuée
créée par Ferran Adria
La cuisine moléculaire, avec ses textures et ses formes inhabituelles, est une expérience gustative nouvelle. Les nouilles d'épinards ou de framboises sont faites sans farine ni oeuf. Jus et sirops se transforment en caviar. Les boissons fument, les crèmes sont craquantes à l’extérieur, on cuit avec le froid... Côté créativité, les possibilités semblent illimitées. Par ailleurs, les produits utilisés pour les déstructurations sont naturels (algues, calcium, lécithine) et les avantages pour la santé réels : la cuisine moléculaire permet de contourner de nombreuses allergies et nécessite peu de matière grasse. Finissons avec une démonstration en vidéo : que diriez-vous d'essayer le vent de betteraves. Vous avez bien un petit fond de lécithine de soja dans vos placards ?




Sources : http://www.espace-sciences.org/archives/science/11983.html
http://secrets-de-la-casserole.e-monsite.com/pages/histoire-de-la-cuisine-moleculaire.html
http://www.carbagas.ch/fr/optionelle-2/aliments-boissons/weitere-anwendungen/kochen-mit-flussigem-stickstoff.html (auteur du paragraphe sur l'azote)
https://www.youtube.com/watch?v=uMlkjAm7RCo

mardi 13 mai 2014

Paysan Breton fait planer vos tartines


C’est sur la route de Plancoët à Créhen que Paysan Breton fabrique son Fromage Fouetté avec du lait entier de l'ouest. Une révélation de fraîcheur grâce à sa texture foisonnée* et fouettée, qui invite aux plus belles associations comme ici, avec le sel de Guérande, pour un goût encore plus subtil. Frais comme une brise, aéré comme un nuage, le Fouetté Madame Loïk de Paysan Breton procure une sensation unique de légèreté et de fraîcheur en bouche.


Qual piuma al vento
Apéritif champêtre






&




Pour l'alléger, fouettez-le  : il vous fera décoller de plaisir.




* Pour celles et ceux qui, comme moi avant la rédaction de ce billet, l'ignorent : le foisonnement est une technique permettant de modifier le volume d'une matière fragmentée par inclusion d'air ou d'eau. Crème fraîche et produits laitiers s'y prêtent particulièrement et y gagnent en légèreté. 
Sources infos et images : http://www.paysanbreton.fr/fr/produits/les-fromages-fouettes


lundi 12 mai 2014

Le pain tombé du ciel


La Manne, Jean-Baptiste
Champaigne, vers 1656
C'est un de mes épisodes bibliques préférés. Il surclasse à mes yeux de mécréante la multiplication des pains qui fait un tantinet esbroufe épicière. J'aime beaucoup aussi la sarabande autour du veau d'or mais c'est moins léger.  Alors, ce pain tombé du ciel, on en dit quoi chez les théologiens et chez les botanistes ? Ils sont d'accord sur un point : dans le désert du Sinaï, le phénomène de la manne a existé. Et existe toujours quoique pas exactement sous la forme que Champaigne lui prête sur le tableau qu'on voit ici.


Comme s'il neigeait de la farine
Pour les oublieux (et moi-même à qui une petite révision ne fera pas de mal) : Moïse conduit son peuple hors d'Egypte, vers le pays de Canaan. Selon le livre de L'Exode, les 40 années que dura la traversée du désert furent ponctuées de miracles : la mer Rouge s'ouvrit, de l'eau jaillit de rochers, des vols de cailles s'abattirent comme autant de providentiels kebab et la manne tomba du ciel. Yahvé s'était engagé à accomplir ce miracle-là, jour après jour. Je vais faire pleuvoir pour vous du pain depuis le ciel.  Le peuple sortira pour en recueillir chaque jour la quantité nécessaire.

Planche extraite du Livre des
nombres
, Bible Mortier, 1700
Ce pain allait s'avérer d'un genre nouveau. Ainsi (toujours tiré de l'Exode, XVI) ...au matin il y eut autour du camp une couche de rosée. Quand cette couche de rosée se leva, le désert était recouvert de quelque chose de menu, de granuleux, comme le givre sur la terre. Les Israélites regardèrent et se dirent l'un à l'autre : «Qu'est-ce que c'est ?» Ce qui, en hébreu, se dit man hû. Le mot resta donc pour désigner cette providentielle substance venue du ciel et qui fut le pain quotidien des voyageurs. Juste choix que celui d'un nom en forme de question, face au surnaturel. 

Une possible explication
Passons sans transition à des considérations botaniques. Les Bédouins du Sinaï connaissent bien un liquide translucide sécrété par une variété de tamaris : tombé à terre, il se durcit sous l'effet du froid nocturne. Doux au goût, c'est une friandise que les enfants se disputent. Cette sécrétion n'est pas un fruit de l'arbre mais sa réaction à la piqûre d'un parasite (la cochenille trabutina mannipara). Le tamarix mannifera n'est pas le seul arbre à produire un exsudat sucré. Ce phénomène est commun aux cèdres au Liban, à certains chênes en Mésopotamie, à l'eucalyptus en Australie et jusqu'aux frênes en Sicile. Ce sont les archéologues qui les premiers ont mis en relation cette pâte comestible et la manne céleste de l'Exode. 

Tamarix mannifera,
désert du Sinaï
Dès 1823, deux naturalistes allemands, Wilhelm Hemprich et Christian Gottfried Ehrenberg, partirent en Orient pour enquêter. Au siècle suivant, les biologistes Frederick Simon Bodenheimer et Oskar Theodor firent également le voyage et constatèrent le  phénomène. Qu'il se soit produit, pendant 40 ans, en quantité suffisante pour nourrir tout un peuple n'est pas une assertion scientifique. Néanmoins, les études sur les famines chez les nomades du Sahara affirment que sa consommation a aidé à lutter contre la faim.


Sources : http://bible.archeologie.free.fr/manneceleste.html
http://biblique.blogspirit.com/archive/2011/10/07/la-manne-c-est-quoi.html
http://encyclopedieberbere.revues.org/2015 (thèse du rôle de la manne comme nourriture de survivance chez les peuples du désert)
http://www.universalis.fr/encyclopedie/manne/

dimanche 11 mai 2014

La chandeleur, saut et bonne fortune



L'art de la finesse 
Plus elles sont fines et légères, plus elles sont savoureuses. Enfant, je dépliais celles -en tous points exceptionnelles- de ma grand-mère, pour regarder les dessins sur leur fine dentelle. Quant au saut, il faut bien admettre que le geste dépasse les seules modalités de cuisson puisqu'il s'accompagne de superstitions. Les crêpes de la chandeleur sont un rituel et leur voltige acrobatique, l'espoir de faire tourner la chance à son avantage.

Débauche de...
lumière
La Chandeleur existe officiellement depuis le cinquième siècle. Le pape Gélase Ier l'instaura (en 472 ou 492, selon les sources) dans l'espoir d'éradiquer les lupercales, dernières des célébrations païennes à subsister. Recourant à la méthode éprouvée du syncrétisme, il fusionna la date de ces licencieuses festivités de mi-février (dédiées à Faunus Lupercus, dieu des troupeaux et de la fécondité) et celle de la purification de la Vierge. Le 2 février devint ainsi la festa candelarum qui célèbre les relevailles de couches de Marie (habile renvoi thématique à la fécondidé !) et la présentation de l'enfant Jésus au temple de Jérusalem. Gélase Ier aurait fait distribuer des crêpes-galettes, nommées oublies, pour lancer la nouvelle fête, jouant sur la symbolique du disque solaire, universelle et plus présentable que les phalliques cornes de Pan.

Photo Bréger frères,
non datée
Exit le paganisme mais pas la supersition. Il ne faut pas trop en demander à l'humanité... Transition symbolique entre l'hiver et le printemps (le 2 février inaugurait l'époque des semailles d’hiver) la fête s'agrémenta vite de rites destinés à se concilier les faveurs de la Providence. Rondes et blondes comme l'astre du jour et les beaux écus, les crêpes s'imposèrent comme symbole de prospérité. Ne pas en faire le jour de la chandeleur risquait de carier le nouveau blé. L'abondance des récoltes favoriserait au contraire qui ... (et là, il y a plusieurs variantes) parviendrait à faire sauter sa crêpe de la main droite en y jetant de la main gauche un Louis d'or, qui emmailloterait une monnaie dans la première crêpe de l'année et la garderait dans l'armoire. L'année suivante, la pièce devait être récupérée et donnée au premier mendiant venu. 



Ce serait misère de ne pas y ajouter un peu de rhum, d'anisette ou de Pernod.


Sources : http://www.cerpi-officiel.be/Divers/la-chandeleur.html
http://www.regard.eu.org/Edification/TXT.complet.edification/Chandeleur.html
http://ton-saint-esprit.over-blog.com/article-la-chandeleur-98607317.html

samedi 10 mai 2014

Le potager dans la navette


Faim d'apesanteur
Ce blog n'a pas donné beaucoup de place à la cuisine. J'ai bien publié quelques recettes mais il y a plus à dire. Que mangera-t-on dans les navettes spatiales en partance pour Mars ? Qu'est-ce qui saute et apporte la bonne fortune ? Le pain peut-il tomber du ciel ? Comment cuisiner une molécule ? Qu'est-ce donc que ce gravitropisme pour lequel se passionnent les centres spatiaux de la planète ? On commence par le défi que relevèrent quelques chefs.

Ravitailllement en primeurs
à bord de l'ISS
Sachant que vous disposez de riz, oignon, tomate fraîche, soja, pomme de terre, laitue, épinards, blé ainsi que de condiments (sel, poivre, herbes aromatiques, etc.) auxquels vous pouvez ajouter un légume de votre choix, composer un minimum de 10 plats variés, délicieux et faciles à réaliser. Un nouveau jeu de télé-réalité ? Du tout. Il s'agit de la requête formulée par l'Agence Spatiale Européenne, en prévision des vols habités vers Mars. Quantité, qualité, variété et plaisir sont les impératifs de l'alimentation des cosmonautes. Un vrai casse-tête compte-tenu des caractéristiques de ce voyage-là.


Cultures extraterrestres
Les premiers vols habités vers Mars sont prévus pour 2030. En choisissant l'itinéraire et la configuration planétaire les plus favorables, l'aller simple durera 185 jours et le séjour sur le riant sol martien environ 2 ans (le temps que la position respective des deux planètes permette de reprendre l'itinéraire de l'aller). Un total de 900 jours à vivre en autarcie. Aucune forme de ravitaillement ne sera possible. Les produits frais seront vite épuisés. Alors, ces tomates fraîches et ces laitues ?  Cueillies dans le potager de la navette. 

Kubik, la serre de
 
l'espace, crédit ESA
Qu'ont en commun l'irlandais Limerick Institute of Technology, le Space Life Science Lab de Floride, ou encore le Groupe de recherche en physiologie végétale de l'Université Catholique de Louvain ? On y travaille à mettre au point une technique de culture en milieu fermé, destinée à être reproduite à bord des navettes spatiales. Parmi les difficultés liées à cet environnement (thermiques, surface, exposition à la lumière...) celles inhérentes à la micro-pesanteur dominent. La capacité à puiser l'eau, l'orientation des racines et des feuilles sont conditionnées par la gravité. C'est le gravitropisme. Etudier ses mécanismes c'est imaginer des palliatifs suffisamment efficaces pour permettre la croissance végétale en milieu extraterrestre. 

Colza made in ISS,
crédit Université de Nancy
Les chercheurs préparent des semis d'un genre un peu spécial (voir photo ci-dessus) lesquels s'envolent avec l'ISS où divers traitements leur sont appliqués. En mission, les astronautes pratiquent donc une forme inédite de jardinage : ils centrifugent leurs plans de colza ou de pommes de terre, à différents stades de la croissance des graines. De retour sur Terre, le contenu des boîtes est analysé. Sur le cliché 1, on voit qu'après 40 heures en microgravité, les racines sont en piètre état ; le même temps en centrifugeuse (procédé hélas coûteux) donne de meilleurs résultats.


Sources : http://www.esa.int/esaKIDSfr/SEM2GK1DU8E_LifeinSpace_0.html
https://www.uclouvain.be/310897.html
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/9403-st-2009-on-comprend-mieux-la-perception-de-la-gravite-par-les-plantes.php

+ pour le Pain martien, d'Alain Ducasse


Ce n'est que ça, le Pain martien ? Une sorte de cake à manger avec de la confiture ? Plutôt banal. C'est justement là toute l'idée : qu'il y ait dans ces longues missions spatiales quelque chose de familier qui rappelle aux astronautes les petits plaisirs d'une vie normale. Comme un plat fait maison.


Pain martien et confiture de tomates vertes, 
photo Pierre Desgrieux, AFP


Ces petits plaisirs, les passagers de Mars pourront se les offrir jusqu'au dernier jour de leur vol. Il suffira d'aller faire son marché dans les serres de la navette puis de filer en cuisine. Le Pain martien est une des préparations imaginées par Alain Ducasse, à partir de 9 ingrédients cultivables hors sol terrestre. La facilité de réalisation et la saveur ont ensuite été testées par des volontaires. La recette est tenue secrète mais parions que les onze plats conçus seront commercialisés au lancement du premier vol vers la planète rouge. 


Source : http://lci.tf1.fr/science/2005-06/pain-martien-menu-astronautes-4895657.html

lundi 24 mars 2014

Le gâteau des anges


Emporte-pièce
Les anges ont touché de leur aile tous les arts. L'art culinaire ne fait pas exception : un type de vermisselle s'appelle cheveux d'anges, certain sucre filé -très prisé en pâtisserie orientale- aussi. Le pain d'ange est un des noms du pain eucharistique (ou hostie). Pain d'épice et massepain sont souvent découpés de façon à figurer un ange. Et voici le très anglosaxon et néanmoins savoureux angel food cake. De texture aérienne, réalisé sans matière grasse, c'est un dessert poids plume. L'anti-péché diététique par excellence.


Quelques tranches de nuage
Ingrédients : 90 g de farine et 30 g de fécule de maïs, 300 g de sucre, 12 blancs d'oeufs, 1/2 cuillère à café de sel, 1 cuillère à café de crème de tartre et 1/2 cuillère à café d'extrait de vanille.
Préparation : Tamiser 3 fois la farine, la fécule et la moitié du sucre. Mettre les blancs d'oeufs dans un grand bol, saupoudrer de sel et de crème de tartre et fouetter en neige ferme. Ajouter le reste de sucre et la vanille et continuerà fouetter jusqu'à ce que la neige forme des pics. Incorporer progressivement la farine tamisée. Verser dans un moule à tube non graissé. Cuire dans le four préchauffé à 190°, de 25 à 30 mn. A la sortie du four, renverser le moule et le suspendre au goulot d'une bouteille. Laisser complètement refroidir ainsi puis détacher délicatement des parois avec un couteau plat ou une spatule avant de démouler. 


Sources : http://nodshop.com/cadeau-original-ustensiles-cuisine/4250-emporte-piece-ange.html et http://www.lesgourmandisesdisa.com/2006/10/tout-lger-lger-le-gteau-des-anges.html

mardi 18 mars 2014

Quand les anges cèdent à nos caprices


Non ! Si ! Pourquoi me priver de parler d'un fromage dont l'emballage cite les dieux et s'illustre d'anges ? Pour une fois que la religion nous la joue crémeuse volupté... Caprice des dieux est né en 1956. Imaginé par Jean Noël Bongrain, fromager de Haute-Marne, il se distingue, dans un univers de produits traditionnels ronds ou carrés, par la douceur de sa forme ovale. Si le bleu, le jaune et le blanc sont depuis le début les couleurs de la marque, la médaille était initialement encadrée par Zeus et Poséidon, information qui a le mérite d'explique le nom du fromage. En 1964, les dieux laissent la place à deux chérubins associés à la mention «un amour de fromage». A se demander si ces anges-là ne seraient pas plutôt des amours, petits cousins Cupidon.


Le camembert français,
une légende vivante
Photophore-ange
 en porcelaine




&







Péché descendu de la table des dieux vous sera pardonné.




Sources : http://www.quiveutdufromage.com/marques/caprice-des-dieux.html et Wikipédia

mardi 25 février 2014

Du vent, ma soeur !


C'est léger, aérien. Et comme Dieu est de la partie, autorisons-nous à parler de petit miracle de l'art pâtissier. Pour les réussir, il vous faudra de l'angélique délicatesse et la force de la foi. Le nom surprendra vos invités s'ils le découvrent au moment où, suave, vous leur servirez ces pets de nonne.

Ingrédients (pour 4 personnes) :150 g farine, 3 œufs, 50 g beurre, 40 g sucre, rhum, fleur d'oranger, 1 pincée de sel, huile de friture 
Préparation :
Mettre 1/4 l d'eau à chauffer avec le beurre, le sel, le sucre. Au moment de l'ébullition, retirer du feu, ajouter d'un seul coup la farine, mélanger énergiquement puis remettre sur le feu et mélanger jusqu'à ce que la pâte se détache du fond de la casserole. Hors du feu ajouter les œufs, un par un en battant fortement (faute de qyuoi les beignets ne gonfleront pas) puis ajouter le rhum et la fleur d'oranger. Faire chauffer la friture, y mettre la pâte par morceaux gros comme des noix. Retournez les pets s'ils ne le font pas d'eux mêmes. Lorsqu'ils sont dorés, les égoutter puis saupoudrer de sucre.

Hélas ce pur délice sied mal à l'espace : le risque de remplir l'air de miettes est réel. Pour célébrer son retour sur terre seulement !


Source : http://www.marmiton.org/recettes/recette_pets-de-nonnes_21249.aspx

lundi 27 janvier 2014

Bonbon coton, impalpable sucrerie


La plus impalpable, la plus régressive, la plus girly, la plus sucrée, la plus chimique, la plus filée, la plus poisseuse, la plus rigolote. Bref, la plus improbable des confiseries, jusqu'à son nom passablement surréaliste de Barbe à papa. Papa gâteau à n'en pas douter. Cette confiserie made in USA est apparue en 1904, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Saint-Louis. Elle est née du talent conjugué de messieurs Wharton et Morrison, respectivement confiseur et dentiste de leur état. Son nom de baptême cotton candy (bonbon coton) s'est décliné en candy floss (fil de bonbon) en Angleterre et fairy floss (fil de fée) en Australie. Quelle bêtise de ne pas avoir adopté cette savoureuse formule. Si les ingrédients de ce fil de fée se limitent à peu de choses (sucre et colorant), sa réalisation tient plus de l'expérience de physique que de l'art culinaire proprement dit. Sont en jeu des résistances électriques, un système de liquéfaction intégré et l'action de la force centrifuge. C'est à ce prix qu'on obtient la texture laineuse au toucher, croustillante aus lèvres et fondante en bouche qui fit son succès. Quant à la façon de la manger, on est en plein baiser.


Un plaisir qui reste associé à la fête foraine


Images prises sur http://www.kweeper.com/barbapapa/images/tags/barbe-a-papa, blog énigmatique dont je n'ai pu déterminer s'il parlait d'autre chose que de candy floss. 

jeudi 9 janvier 2014

Soufflé levé aux bulles de champagne


On poursuit l'exploration cuisine & apesanteur. En plat ou en dessert, le soufflé est aérien par nature. La version que je vous propose ici y ajoute des bulles de champagne pour faire bonne mesure de légèreté et d'euphorie. 

Image prise sur le site
Secrets des coquettes
Ingrédients :
1 sachet de sucre vanillé ; 3 oeufs ; 50 gr de farine ; 70 gr de beurre ; 70 gr de sucre ; 25 cl de lait ; 1 flûte de champagne
Préparation :
Dans une casserole, porter à ébullition le lait avec 40 gr de sucre. Dans une autre casserole, faire fondre le beurre. Quand il commence à mousser, ajouter la farine et le sucre vanillé. Mélanger énergiquement. Verser le lait bouillant dans le mélange farine-beurre. Mélanger et porter à ébullition. Laisser cuire 8 minutes jusqu'à ce que la pâte soit bien asséchée. Séparer les blancs d'oeufs des jaunes. Incorporer le premier jaune, mélangez avant d'incorporer le suivant et ainsi de suite. Ajouter le champagne. Préchauffer le four à 200°C. Monter les blancs en neige très ferme puis les incorporer délicatement à l'aide d'une spatule. Beurrer et poudrer de sucre un moule de 20 cm de diamètre. Verser la pâte, enfourner 20 minutes sans ouvrir le four. Servir aussitôt.

Source : Le cuisinier.net

jeudi 2 janvier 2014

Léger d'apesanteur à la vanille


Commençons l'année sur une note sucrée. Au palmarès de la légèreté culinaire, le prix d'honneur revient aux îles flottantes. La recette est aussi poétique que le nom. L'idéal serait de la réaliser vêtu(e) de claire mousseline.

Iles flottantes
Photo tirée du Figaro Madame
Ingrédients pour 2 personnes :
3 œufs 3 cuillères à café + 1 cuillère à soupe de stevia liquide ; 4 cuillères à café de maïzena ; 500 ml de 0% et 1 gousse de vanille
Préparation : 
Séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige. Quand ils sont bien fermes, ajouter les 3 cuillères à café de stevia. Mettre les blancs 30 secondes au micro onde. Dans une casserole, chauffer le lait avec la gousse de vanille fendue sur la longueur. Dans un récipient, battre les jaunes avec la cuillère à soupe de sucre, ajouter la maïzena et verser le lait chaud dessus, après avoir ôté la vanille. Mélanger et remettre dans la casserole à feu doux quelques minutes (début d'ébullition). Verser la crème obtenue dans un plat et y déposer délicatement les blancs en surface à l'aide d'une spatule. Servir froid.

Zero G proved, ce dessert peut être consommé sans inconfort dans l'espace.