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samedi 7 juin 2014

L'âme d'un Icare


Voici venue l'heure de faire une manière de conclusion. Elle sera courte. L'apesanteur n'existe que par la pesanteur. C'est une vérité scientifique aussi bien que philosophique. Pendant notre vie sur terre, nous tendons vers l'une par le simple fait de nous savoir régis par l'autre. La légèreté n'est un idéal que parce que le poids gouverne notre existence. Nous sommes fils et filles de la gravité. S'en émanciper est un rêve. Il est salutaire de rêver. Nous sommes des Icares contrecarrés et c'est très bien ainsi.


Gilbert Garcin, Icare contrecarré,
2012


Merci à Diane qui m'avait envoyé cette image aux commencements du blog : je savais qu'elle me serait précieuse le moment venu.

mercredi 16 avril 2014

+ pour la poésie chaplinesque de Gilbert Garcin


L'univers de Gilbert Garcin, photographe autodidacte (il est entré en photographie à l'âge de la retraite) se situe à part : dans des espaces-paysages abstraits et symboliques, on voit une figure humaine aux traits escamotés (Mister G lui-même) aux prises avec son destin. Chez Garcin, vivre est comme traverser un labyrinthe d'énigmes. L'homme s'y montre à la fois candide, sincère et impuissant. La condition humaine est donc dérisoire ? Oui et non : cet empressement à faire avec son destin est terriblement touchant. Si la vie est cruelle, le regard de Garcin ne l'est pas.


Quand le vent viendra, 2007


Source : http://www.telerama.fr/scenes/a-marseille-les-images-enfin-revelees-de-gilbert-garcin,103248.php
http://www.gilbert-garcin.com/